Aller au menuAller au contenu

AccueilLe diocèseSon histoireSaint François de Paule

Saint François de Paule

François de Paule naît en 1416 en Calabre, quelques mois avant l’élection du nouveau pape Martin V, en 1417, qui  rétablit l’unité de l’Église après le Grand Schisme d’Occident marqué par l’élection simultanée de trois papes sur le trône de saint Pierre. Son engagement  dans le siècle, son mode de vie, sa spiritualité apparaissent dès lors comme une réponse aux abus, aux déviances et aux entorses au message évangélique. Ardent défenseur de la papauté, il s’affirme comme un réformateur catholique, appelant les hommes d’Église et les ordres religieux à vivre les préceptes de la pauvreté par une plus grande sainteté de vie. Face aux puissants, il oppose la pauvreté et l’humilité ; face aux abus, il enseigne la justice ; face au péché, il recommande la pénitence et l’oraison. Par humilité, il ne reçut pas le sacerdoce. Conseiller des Grands, mais aussi réconfort pour les petites gens, François est souvent sollicité pour ses pouvoirs thaumaturgiques et ses conseils spirituels. 

Répondant à l’appel de Louis XI, en quête d’un thaumaturge et par obéissance au pape, l’ermite quitte sa Calabre natale en 1483 et s’établit dans une cabane de l’avant-cour du manoir du Plessis-lès-Tours. Il y mène une vie d’oraison à l’abri des fastes de la Cour et en pratiquant le jeûne. Il prépare Louis XI à la mort, le 30 août 1483, veille sur les enfants royaux, conseille spirituellement Charles VIII et Jeanne de France dans ses épreuves, qui, devenue fondatrice des Annonciades en 1501, s’inspira de la spiritualité franciscaine. En 1488, Charles VIII lui concède la terre de la Bergerie, en bordure du Cher et près du Plessis, pour y édifier son couvent de Jésus-Maria. Il y meurt le Vendredi saint 2 avril 1507. Béatifié en 1513, il est proclamé saint le 1er mai 1519. Protégé par les rois Valois et leurs successeurs, l’Ordre des Minimes, dont il est le fondateur et dont la devise est Caritas, se répand à travers le royaume puis essaime en Espagne, Italie et Allemagne.

Michel Laurencin, archiviste du diocèse