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Voyage du pape
"Chacun participe à cette rencontre en son nom propre"
Les sept victimes de violences sexuelles dans l'Église qui rencontreront le pape le 27 septembre à Lourdes ont affirmé leur "exigence", mercredi dans un communiqué commun où cinq dévoilent leur identité tout en prévenant qu'elles ne s'exprimeront plus d'ici la rencontre.
"Dialoguer ne signifie pas cautionner. Être reçu ne signifie pas renoncer à notre exigence", assure le communiqué, alors que l'annonce de cette rencontre a suscité un début de polémique, certains collectifs non reçus regrettant le format limité de la rencontre et l'opacité de la sélection des interlocuteurs par l'Église.
"Nous ne constituons pas une délégation de l'Église et nous ne prétendons représenter ni toutes les personnes victimes, ni celles et ceux qui ne seront pas présents à Lourdes", ajoutent les signataires, qui assurent que "chacun participe à cette rencontre en son nom propre, libre de sa parole, de ses convictions et de ses choix".
Cinq de ces participants dévoilent leur identité: Jean-Marie Delbos (victime de l'établissement catholique de Bétharram), Véronique Garnier (collectif Foi et Résilience), Jérôme Guillement (victime d'un prêtre vendéen), Olivier Mardi (cofondateur de Voix Libérées de Touraine, victime de l'abbé Tartu), et Bertrand Virieux (cofondateur de l'ex-association lyonnaise La Parole Libérée sur l'affaire Preynat/Barbarin).
Deux participants préfèrent conserver l'anonymat, dont une victime de l'Abbé Pierre, précise le communiqué, soulignant que "ce choix, comme la liberté de parole de chacun, doit être pleinement respecté".
Avant cette rencontre privée qui "constitue un moment particulièrement important", les participants qui remercient le pape ont tenu une première réunion de préparation le 14 septembre avec des représentants de la Conférence des évêques de France (CEF) et de la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref), et en présence de l'évêque d'Amiens, Mgr Gérard Le Stang
Cette réunion a permis de "mettre en commun les questions fondamentales" que les sept victimes souhaitent partager avec le pape, malgré des différences que "nous tenons à respecter", ajoute le communiqué.
Se disant "déjà très sollicités par les médias", les signataires préviennent toutefois qu'ils ne communiqueront plus en amont de la rencontre et se consacrent désormais à sa préparation: "Aucun d'entre nous ne donnera d'entretien ni ne fera de déclaration avant la rencontre" même si "nous serons disponibles pour témoigner après", "chacun avec sa voix, son histoire et ce qu'il souhaitera en partager".
Source : AFP
EN SAVOIR PLUS
Via le site du collectif Voix Libérées
A savoir
Une plaque mémorielle en mémoire des personnes victimes d’emprise et de violences sexuelles dans l'Eglise, en particulier celles ayant subi ces actes au sein des Petits Chanteurs de Touraine, a été inaugurée dimanche 23 mars 2025 à la basilique St-Martin de Tours.
















